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Événements de Chemnitz et de Köthen

Contre la « haine, la violence et les propos nazis »

Angela Merkel a exprimé, après les événements de Chemnitz et de Köthen, son indignation et son incompréhension. Dans le même temps, elle a souligné également qu’il ne devait y avoir aucune excuse à « la haine, à la violence et aux propos nazis ».

La chancelière fédérale Angela Merkel s’exprime au Bundestag Au Bundestag, la chancelière a remercié tous ceux qui s’engagent en faveur de la démocratie et de l’État de droit Foto: Bundesregierung/Kugler

« Nous avons des règles et ces règles ne sauraient être supplantées par l’émotion », selon Mme Merkel.

Dès le début de son discours sur le budget au Bundestag, la chancelière fédérale Angela Merkel a fait part de son inquiétude : « De tels faits m’affectent, nous affectent tous. Nous portons le deuil avec les proches des victimes. Ces faits doivent être élucidés, leurs auteurs doivent comparaître devant la justice et être punis avec toute la sévérité de la loi. »

Compréhension pour l’indignation en Allemagne

La chancelière a affirmé comprendre l’indignation de tout un chacun quand il s’avère encore, après des homicides, « que les meurtriers avaient déjà de nombreux antécédents judiciaires ou étaient sous le coup d’une obligation de quitter le territoire ». Le gouvernement fédéral est conscient de sa responsabilité sur ce point.

Ceux qui descendent dans la rue pour manifester font usage du droit que leur « confère la Constitution », a précisé la chancelière.

Aucune excuse aux comportements inhumains

Pour la chancelière, l’indignation justifiée n’est cependant pas une excuse à « la haine, à l’usage de la violence, aux propos nazis, aux attaques contre des personnes qui ont une apparence différente, aux attaques de policiers ». Les débats sémantiques sur les termes employés, haine ou chasse (« Hetze oder Hetzjagd »), « ne nous aident vraiment pas », a poursuivi Mme Merkel.

L’article 1 de la Loi fondamentale est le socle du vivre ensemble

L’article 1 s’applique à chacun et l’enfreindre équivaut à « donner un coup de hache aux racines de notre vivre ensemble ». C’est s’opposer à nos valeurs d’unité, de droit et de liberté. « C’est ce qui fait que l’État de droit est défié en son cœur », a proclamé Mme Merkel.

L’article 1, alinéa 1 de la Loi fondamentale stipule que la dignité de l’être humain est intangible. Tous les pouvoirs publics ont l’obligation de la respecter et de la protéger.

Angela Merkel remercie tous ceux qui s’engagent en faveur de l’État de droit

Enfin, Mme Merkel a remercié tous ceux qui s’engagent en faveur de « notre État de droit » : « Les policiers, toutes les forces de sécurité, les juges, les procureurs ; ainsi que ceux qui, dans nos établissements pénitentiaires, exercent un métier qui est tout sauf facile », a-t-elle ajouté.

Elle a aussi adressé ses remerciements aux nombreux réfugiés « qui cohabitent pacifiquement avec nous » ainsi qu’aux nombreux professionnels et bénévoles qui travaillent auprès d’eux. « Heureusement, ils sont présents partout dans notre pays et c’est pour cela que les jugements à l’emporte-pièce concernant des groupes entiers ou des régions telles que la Saxe ou les nouveaux Länder sont erronés et n’ont absolument pas lieu d’être », selon Mme Merkel.

En conclusion, Angela Merkel a appelé une nouvelle fois la population d’Allemagne à ne pas accepter « l’exclusion rampante de groupes entiers au sein de notre société ».

Mittwoch, 12. September 2018