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Angela Merkel favorable à l'accord de libre-échange transatlantique

« Le TTIP est une immense opportunité »

Un accord de libre-échange entre l'UE et les États-Unis constitue une base indispensable à la prospérité, à la croissance et à la compétitivité en Allemagne comme en Europe.

La chancelière fédérale Angela Merkel s'exprime lors du congrès du groupe parlementaire CDU/CSU sur l'accord de libre-échange transatlantique TTIP La chancelière fédérale Angela Merkel se montre convaincue qu'en tant que pays exportateur, l'Allemagne profitera de l'accord de libre-échange transatlantique TTIP Foto: Bundesregierung/Bergmann

Lors du congrès du groupe parlementaire CDU/CSU sur l'accord de libre-échange transatlantique TTIP, la chancelière fédérale Angela Merkel s'est prononcée en détail pour le projet transatlantique.

« Des échanges commerciaux accrus représentent une immense opportunité pour les entreprises, les consommateurs et les prestataires de services », a expliqué la chancelière fédérale. « Oui au TTIP ! Exploiter les opportunités, garantir les intérêts, façonner l'avenir » : telle était la devise sous laquelle était placé le débat à Berlin auquel participaient notamment l'ambassadeur des États-Unis auprès de l'Union européenne Anthony Gardner, le chef d'unité de la direction générale Commerce de la Commission européenne Rupert Schlegelmilch et le président de l'Association des Chambres de commerce et d'industrie allemandes Eric Schweitzer.

Crucial pour un pays exportateur

Il existe un grand scepticisme et une forme de rejet vis-à-vis de l'accord de libre-échange transatlantique, d'où la nécessité d'argumenter, a déclaré la chancelière. Il s'agit au final de la prospérité et de l'avenir de l'Allemagne en tant que pays exportateur. « Nous avons besoin de bonnes conditions d'exportation afin de créer de l'emploi ». Des ventes plus importantes mènent à davantage d'emploi et cela, outre des prix bas et une plus grande diversité dans le choix des produits, constitue le principal avantage pour les consommateurs. L'accord de libre-échange est par ailleurs nécessaire à la capacité d'innovation et à la compétitivité des entreprises allemandes sur le marché américain.

L'Allemagne est le troisième exportateur au niveau mondial. Un emploi sur quatre dépend directement des exportations, et plus d'un million d'emplois, des seules exportations vers les États-Unis. Ce sont notamment les petites et moyennes entreprises qui vivent de la demande étrangère.

Des débats dépassés

La chancelière a déploré que l'on débatte encore et toujours de choses décidées depuis longtemps. Elle a ainsi fait allusion aux « débats sur le poulet au chlore », au système de prix fixes du livre, aux services publics et à la sécurité au travail. « Nos normes en matière notamment de protection des consommateurs, de l'environnement ou encore de la santé ne sont pas à négocier », a poursuivi la chancelière. Il s'agit bien plus de définir de nouveaux critères mondiaux et d'abolir les barrières non tarifaires au commerce. Par ailleurs, l'industrie automobile allemande pourrait à elle seule économiser un milliard de dollars par an en droits de douane qu'elle pourrait ainsi mieux utiliser dans le domaine de la recherche et du développement.

Des normes élevées peuvent établir des critères mondiaux

C'est justement parce que les négociations sont plus complexes que pour un accord de libre-échange classique que l'on peut atteindre des résultats qui non seulement rendront l'Allemagne plus forte mais auront aussi des effets positifs dans le monde entier. Un accord de libre-échange et d'investissement entre les deux marchés comportant les normes les plus élevées en matière de protection des consommateurs et de l'environnement pourrait établir des critères au niveau planétaire pour les futurs échanges commerciaux internationaux.

Le succès du libre-échange parle de lui-même

Le succès d'autres accords de libre-échange montre à quel point ceux-ci peuvent être efficaces. L'accord de libre-échange avec la Corée a par exemple conduit à une hausse des exportations et a multiplié par trois les produits allemands disponibles sur le marché coréen. L'Allemagne y exporte désormais davantage de voitures qu'elle n'en importe. Outre le TTIP, des négociations sont actuellement en cours avec l'Inde, le Japon et le Canada.

Les États-Unis, principal partenaire commercial

Les efforts menés à l'échelon international en vue d'accords de libre-échange devraient donner une impulsion. Ainsi, la Suisse vient de conclure un accord de libre-échange avec la Chine, et les États-Unis sont sur le point de faire de même avec les pays du Pacifique. Pour l'Allemagne, les États-Unis sont devenus le principal pays exportateur au monde. Mme Merkel s'est montrée confiante quant au fait que l'UE parviendrait à s'entendre avec les États-Unis sur les bases d'un accord d'ici la fin de l'année.

Montag, 21. September 2015