Navigation und Service

Inhalt

Visioconférence du Conseil européen

Approche commune sur fond de pandémie

Jeudi, la chancelière fédérale Angela Merkel s’est concertée avec les dirigeants de l’UE sur la marche à suivre dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Le deuxième jour des consultations, le Conseil européen s’est penché sur des questions de politique étrangère et de sécurité.

Photo de la chancelière fédérale Angela Merkel en visioconférence Réunion virtuelle du Conseil européen : la journée de vendredi a essentiellement été consacrée à des questions de politique étrangère et de sécurité. Foto: Bundesregierung / Sandra Steins

Les consultations ont commencé par un échange entre les cheffes et chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne au sujet de la situation épidémiologique actuelle. Dans plusieurs États membres, le nombre de cas positifs reste élevé. Jeudi soir, à l’issue de la réunion, la chancelière fédérale Angela Merkel expliquait que la présence des variants, en particulier du variant britannique, plaçait certains pays dans une situation difficile, les contraignant à une prudence extrême à l’égard des stratégies d’ouverture.

Produire plus de vaccins

La production de vaccins et la vaccination ont été des thèmes majeurs de la conférence. La campagne de vaccination a démarré lentement, a déclaré Mme Merkel, qui a également fait remarquer que l’administration à proprement parler des vaccins disponibles avait exigé la mise en place de la logistique en l’espace de quelques semaines.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a indiqué aux dirigeants européens quelles quantités de vaccins les fabricants s’étaient engagés à livrer, a ajouté la chancelière. Compte tenu des possibles mutations du virus, nous devons nous préparer à vacciner contre la Covid-19 tous les ans, comme nous le faisons déjà pour la grippe.

À cet égard, la Commission européenne a constitué un groupe de travail dirigé par le commissaire européen Thierry Breton. Mme Merkel a précisé qu’il s’agissait en effet de savoir « comment assurer, si possible dans l’UE, les capacités de production de vaccins tout au long des chaînes d’approvisionnement ».

L’UE veut également créer « l’incubateur HERA », l’incubateur de l’Autorité européenne de préparation et de réaction en cas d’urgence sanitaire, dont l’objectif est de rassembler la communauté scientifique, l’industrie et les pouvoirs publics afin de réagir plus énergiquement face aux variants. La Commission développera dans les mois à venir le modèle institutionnel adéquat, une initiative soutenue par l’ensemble des chefs d’État et de gouvernement.

L’union contre la Covid-19 – pourquoi est-elle importante ?
La pandémie de coronavirus SARS-CoV-2 est une menace qui dépasse les frontières nationales. Ce constat est encore plus vrai dans l’UE qui est un espace sans frontières intérieures. Seule une coopération européenne étroite peut permettre d’endiguer la pandémie. Une forte coordination entre les États membres est donc capitale pour mener une action concertée. 

Préserver autant que possible le marché unique

Confrontés à l’existence de variants du virus, les dirigeants européens ont également parlé de restrictions de circulation et de contrôles aux frontières. L’Allemagne et d’autres États membres ont pris des mesures de ce type afin de limiter l’entrée des variants depuis les régions frontalières où le virus circule activement.

« Concernant l’Allemagne, j’ai expliqué que, dans certaines situations, lorsque le taux d’incidence est élevé ou en présence d’un nombre important de cas dus aux variants, nous nous voyons contraints de prendre certaines mesures restrictives. Et nous ne sommes pas les seuls », a déclaré la chancelière. Néanmoins tout est mis en œuvre pour assurer la libre circulation des marchandises, et celle des travailleurs frontaliers, par exemple, en procédant à des tests.

Certificat de vaccination numérique

Le Conseil européen a également abordé la question d’une approche européenne commune concernant la mise en place d’un certificat de vaccination numérique. « Nous sommes unanimes quant à la nécessité d’un tel document », a confirmé la chancelière. Mme Merkel attend des États membres de l’UE qu’ils mettent en place un passeport vaccinal numérique sous trois mois, la Commission s’occupant de l’aspect technique du dispositif. Le « portail européen » permettra d’assurer la compatibilité de ces passeports vaccinaux, a-t-elle précisé. « Ainsi, il sera possible de voyager dans l’Union européenne sous réserve de présenter davantage d’informations », et cela servira peut-être de base pour pouvoir entrer dans l’Union européenne depuis des pays tiers.

Les Vingt-Sept se sont toutefois entendus sur le fait que ce passeport vaccinal n’est pas d’actualité pour l’instant, compte tenu du nombre limité de personnes vaccinées. Pour autant, il faut s’y préparer. Du reste, le passeport vaccinal ne pourra être le seul critère de laisser-passer. Les tests pourraient aussi avoir leur rôle à jouer.

Consultations sur la sécurité et la défense 

Vendredi, les chefs d’État et de gouvernement ont discuté de la politique de sécurité et de défense ainsi que du voisinage méridional. Ils ont également échangé avec le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg sur la collaboration entre l’UE et l’OTAN.

La chancelière a plaidé en faveur d’un renforcement simultané des capacités de défense transatlantiques et européennes. Une coopération étroite entre l’UE et l’OTAN pourrait aussi englober une collaboration de l’UE avec les États-Unis dans le cadre de la coopération structurée.

Boussole stratégique

Josep Borrell, le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a fait le point sur les travaux consacrés à la boussole stratégique destinée à orienter l’action future de l’UE en matière de sécurité et de défense. Le gouvernement fédéral salue la mise au point de la boussole d’ici l’an prochain ainsi que les propositions concrètes qu’elle pourra formuler sur la base de l’analyse des menaces.

La chancelière a souligné que l’analyse de sécurité nécessaire pour ce faire doit être réalisée par l’Union européenne dans une perspective plus large englobant les menaces militaires, le terrorisme, les cyberattaques et menaces hybrides, de même que les questions du climat et de la durabilité, et la migration.

La coopération de l’UE en matière de sécurité et de défense – pourquoi est-elle importante ?
Le nombre de conflits dans des pays voisins de l’Union européenne a augmenté. Aucun des États membres de l’UE ne peut y faire face seul. D’où l’importance d’une coopération étroite entre eux pour ce qui est de la sécurité et de la défense. Dès lors que l’UE contribue à la stabilité dans son voisinage, les populations sont mieux protégées.

Freitag, 26. Februar 2021